
Haïfa est peu connue des francophones. Et pourtant c’est la troisième plus grande ville d’Israël. De quoi surprendre ! Alors accordez-moi quelques minutes pour vous présenter cette ville, tel que nul ne l’a fait auparavant … De quoi donner envie de faire son alyah à Haïfa !
Haïfa, Une ville, une communauté
Quand on quitté un pays comme la France on a l’habitude de vivre son judaïsme autour de la communauté et de la synagogue. En Israël tout cela change car le judaïsme est présent à chaque coin de rue, et on a tendance à délaisser cet aspect. Erreur grave !!! La communauté a toujours été et restera l’épicentre de la vie juive, même et surtout en Israël. Et à Haïfa il y a tout ce dont vous avez besoin !

Dans le quartier de Névé Cha’anane, en plein cœur de Haïfa et à proximité du Technion, se trouve la communauté OR VISHUA, dirigée par le Rav Eliahou Zini.
La communauté de Haïfa regroupe trois synagogues : séfarade, ashkénaze et yéménite. La communauté est sioniste religieuse et regroupe plus de 400 familles, dont une grande partie sont francophones.
Les particularités de la communauté francophone de Haïfa sont multiples
- Les familles s’invitent entre elles pour le Chabat et les fêtes. Il est rare de trouver des familles seules le Chabat. Le plus beau est de voir des familles de tous les pays qui se côtoient et se reçoivent mutuellement comme si elles se connaissaient depuis des dizaines d’années! C’est ça le miracle du retour en Terre d’Israël !
- Les familles préparent les repas aux familles dont la femme vient d’accoucher pour les aider dans les premiers jours après la venue du petit prince ou de la petite princesse. Il faut savoir qu’en Israël en général la mère sort de l’hôpital entre 2 et 4 jours après l’accouchement, alors un petit coup de pouce en rentrant à la maison c’est toujours sympathique !
- Hamavdil, dans des circonstances plus tristes, nous organisons des prières chez le membre de la communauté qui a perdu un proche et soutenons la famille dans les moments difficiles.
3 synagogues et une activité communautaire intense à Névé Shaanan
- De nombreuses activités communautaires sont organisées, souvent en français comme des cours pour les jeunes, des centres aérés pour les enfants durant les vacances, des conférences pour adultes sur de divers sujets comme l’éducation, la gestion du budget familial, phénomènes de sociétés ou autres. quand vous serez parmi nous, n’hésitez pas à nous suggérer vos idées !
- Trois synagogues fonctionnent le Chabat et les fêtes. Afin d’unir toute la communauté de Haïfa, chaque Chabat, les horaires de la prière du matin sont fixées de telle façon que tous terminent en même temps et se réunissent alors pour un immense Kiddouch communautaire, et ensuite tous se retrouvent pour le cours hebdomadaire du Rav Zini.
- Les nouvelles familles qui arrivent après l’alyah dans la communauté francophone de Haïfa, et B”H elles sont nombreuses, sont toujours les bienvenues et toujours très bien reçues. Dès les premiers jours elles sont accueillies chez les familles, surtout pour Chabat, et très vite elles s’intègrent facilement. Et il faut voir à quelle vitesse les enfants se font des copains ! Quand on quitte sa famille, c’est toujours agréable et rassurant d’en retrouver une autre rapidement. Alors venez vite rejoindre la nôtre !
L’éducation à Haïfa, question d’excellence !
Nous le savons tous, quand on fait son alyah de France et que l’on cherche une ville d’Israël où se fixer, une des choses essentielles que nous recherchons est un cadre idéal pour l’éducation de nos enfants. Encore une fois, ne cherchez plus ! La communauté de Haïfa remplit toutes les demandes et toutes les attentes en termes d’éducation !
Avant l’école obligatoire, les crèches et maternelles petites section de Haïfa
- La communauté de Haïfa a ouvert des jardins d’enfants pour les enfants de 6 mois à 5 ans. La réussite de ces Ganim a déjà fait le tour de la ville et, chaque année, les listes d’attente sont bondées. Dans ces Ganim les enfants apprennent dès l’âge de 3 ans à lire et à écrire. De plus, ils ont des cours quotidiens sur la Paracha de la semaine et nous, en tant que parents, nous avons la joie de les entendre nous raconter autour de la table de Chabat tout ce qu’ils ont appris au Gan.
L’école à Haïfa, de la primaire au lycée
- Pour les enfants montant en primaire la plupart des enfants de la communauté de Haïfa étudient dans une école sioniste religieuse qui présente des résultats exceptionnels, tant sur le plan humain que sur le plan des résultats scolaires. Le Rav responsable de l’éducation religieuse est un ancien élève de la Yéshiva, diplômé du Grand Rabbinat d’Israël et détient un diplôme d’ingénieur du Technion. Les enfants qui étudient dans cette école développent des capacités qui les placent parmi les meilleurs éléments du système éducatif de Haïfa.
- La communauté de Haïfa a développé un système éducatif pour les jeunes garçons montant en secondaire (12 ans en Israël) dans le cadre d’une Yéshiva Kétana qui met, bien entendu, l’accent sur l’étude de la Torah mais ne néglige en aucune façon les matières dites profanes comme les mathématiques ou les sciences. Cette structure a ouvert ses portes cette année et déjà les parents de la communauté et de ses environs ont présente la demande d’ouvrir plus de classes l’an prochain. Belle réussite en vue !
- Les filles atteignant l’âge de 12 ans ont plusieurs choix quant au cadre qu’elles peuvent intégrer lorsqu’elles passent en secondaire à Haïfa. Plusieurs écoles religieuses pour les filles proposent leurs différents programmes, dont certains se font en partenariat avec le Technion. De plus les élèves sont tenues de participer à diverses actions de bénévolat en partenariat avec diverses associations caritatives, ce qui développe leur sens de la responsabilité envers autrui.
Après le bac, la Yéchiva de Haïfa
- Pour les garçons qui terminent le lycée la communauté s’est formée autour de la Yéshiva Or Vishua de Haïfa, qui est une Yéshivat Hesder, à savoir une Yéshiva qui propose des hautes études de Torah comme toute Yéshiva classique, et en plus dont les élèves vont à l’armée dans le cadre d’un programme de 5 ans. Chaque année de nombreux élèves passent, toujours avec succès, les examens du Grand Rabbinat d’Israël en vue de décrocher un diplôme de Rabbin. Nombre d’entre eux étudient en parallèle dans un institut pour décrocher, au bout de leurs 5 ans d’étude à la Yéshiva, un diplôme d’enseignant. Quoi de plus important que de préparer l’avenir, tant sur le plan spirituel que matériel.
Apprendre l’hébreu rapidement à l’Oulpan Etsion de Haïfa
- Quand on fait son Alyah, à Haïfa ou ailleurs, le plus important, surtout pour les adultes, est d’acquérir rapidement la langue. Pour cela il existe à Haïfa l’Oulpan Etsion, considéré comme un des meilleurs Oulpan d’Israël. Celui-ci, dirigé par une ancienne ‘Ola ‘Hadacha francophone, est particulièrement adapté aux universitaires, et donc convient, on ne peut mieux, aux personnes déjà diplômées qui devront chercher et trouver un travail par la suite. Alors venez vite, l’essayer c’est l’adopter !
Haifa, pôle d’emploi !
Une autre des préoccupations essentielles de toute personne qui arrive en Israël est de s’intégrer le plus rapidement possible dans la vie active. Après avoir passé l’étape de l’Oulpan et de l’apprentissage de la langue, il faut trouver du travail en Israël et vite ! Pour cela Haïfa et ses environs présentent tout ce que l’on peut rechercher, et surtout dans tous les domaines.
- Les plus prestigieuses entreprises mondiales de Hi-Tech sont installées à Haïfa : IBM, Intel, Elbit, Philips, Google et tant d’autres qui n’attendent que vous, alors faites votre choix !
- Les nouveaux arrivants ont la chance de tomber dans une communauté dont tous les membres sont employés dans divers secteurs d’activité professionnelle à Haïfa même ou dans les environs (centre MATAM au Sud de Haïfa, entre Névé David et Tirat HaCarmel, villes de la région des Krayot, Yokneam…) Cela permet en diffusant un CV de pouvoir avoir accès à de multiples propositions de travail et en général cela facilite le processus pour trouver ce que l’on recherche et pour se faire engager. Alors pourquoi ne pas en profiter ?
Sans compter un marché de l’immobilier encore abordable et une proximité raisonnable des villes prisées par les francophones, telles que Netanya ou Raanana.
Faire son alyah à Haïfa, ils en pensent quoi ?
Témoignage de Rémi Bettan sur son alyah à Haïfa
Rémi Bettan – 30 ans, natif de Paris, marié avec 3 enfants, diplômé en génie mécanique du Technion, travaille actuellement à la compagnie d’électricité.
Après mon bac, j’ai fait mon Alyah à Jérusalem. J’y ai fait un Oulpan puis je suis entré à l’armée. J’ai ensuite commencé des études au Technion, à Haïfa, avec la ferme intention de retourner à Jérusalem après mes études. Pendant mes études, j’ai fait connaissance avec Haïfa, avec le quartier de Névé Sha’anane et avec la communauté de Or Vishua plus particulièrement. Cette communauté est chaleureuse et l’entraide est omniprésente, au jour le jour. La communauté est dirigée et guidée par le Rav Eliahou Ra’hamim Zini, sans aucun doute un Gaon Hador, qui est en plus francophone.
Finalement, je ne suis pas retourné habiter à Jérusalem: je me suis marié et nous avons décidé avec ma femme de rester à Névé Sha’anane. Les opportunités de travail sont nombreuses à Haïfa, dans les domaines scientifiques entre autres. Le Gan de la communauté est excellent, tant au niveau de l’apprentissage que de la discipline. Bienvenue à Haïfa !
L’avis d’Ouriel Bettach sur l’alyah à Haïfa en tant qu’étudiant au Technion
Ouriel Bettach – 22 ans, natif de Paris, étudiant en génie industriel et gestion au Technion.

En classe de 4ème, alors que je me trouvais au CDI du collège, un camarade de classe sort un livre noir d’une étagère et le jette sur ma table en disant : “Eh Ouriel t’es juif, c’est pour toi !”. Il s’agissait de “L’état juif” de Théodore Herzl. “Mec tu comprends p… bon laisse tomber, merci!” J’emprunte quand même le livre par curiosité, et l’idée commence à trotter dans ma tête. Le bac en poche, je décide de tenter ma chance en Israël. Intéressé par des études scientifiques, je me renseigne sur les voies d’accès aux grandes universités israéliennes, et en particulier le Technion de Haïfa.
Mon programme Massa à l’entrée au Technion
Je décide de participer au programme Massa Prépa Technion, un programme d’intégration d’un an (massa) qui m’a donné quatre éléments essentiels : les résultats aux tests d’entrée aux universités qui m’ont permis d’intégrer le Technion, des bases solides en hébreu (en arrivant, je savais un peu lire, un peu écrire, mais je ne parlais pas du tout), un avant-goût du monde académique en Israël (nous avons étudié un semestre à l’université) et des amis extraordinaires sur qui j’ai pu compter toutes ces années. Une fois le programme massa effectué, et mon admission au technion en poche, faire son alyah à Haïfa n’a plus été qu’une formalité !
J’ai la chance aujourd’hui d’être responsable de Prépa, et ainsi d’aider des dizaines de jeunes à intégrer le monde académique israélien. Après hésitation, je choisis finalement le département de “Ta’assia Vénioul”, génie industriel et gestion.

En quelques mots, c’est un domaine qui fait le pont entre plusieurs ingénieries (informatique, mécanique, financière) et qui y intègre des éléments de management et de statistiques avancées. Mes amis sont israéliens, sud-américains, russes et français ; chacun son histoire mais une chose en commun: l’envie de réussir. Je suis aujourd’hui dans ma dernière année d’étude et suis très fier d’obtenir un diplôme de qualité, en Israël et en hébreu ! Challenge (presque) réussi !
Yossef Moatti raconte son alyah et son embauche à IBM Haïfa
Yossef Moatti – 53 ans, natif de Paris, marié avec 5 enfants, diplômé de Polytechnique et doctorat en génie informatique de l’UNST de Paris, travaille actuellement à IBM.
J’ai fait mon Alyah à Haïfa à l’âge de 24 ans juste marié, après des études d’ingénieur (polytechnique) et un début de troisième cycle en informatique. Nous avons choisi Haïfa comme première étape en Israël car je devais passer deux années au Technion pour compléter mon troisième cycle.
Après cela (c’était il y a 27 ans…), nous avons choisi de rester à Haïfa après l’alyah, non seulement parce que c’est une très belle ville où la mer et les forêts se côtoient, mais surtout car la communauté du Technion qui avait commencé à se constituer autour du Rav Eliahou Zini était très sympathique. Il s’agissait d’un nombre restreint de familles et de célibataires. Depuis, cette communauté, dans laquelle les ‘Olim francophones comptent pour à peu près 40%, a connu un essor considérable. Elle est aujourd’hui centrée autour de la Yéshiva Or Vishua qui est au cœur de Névé Sha’anane et à 10 minutes à pied du Technion.
La Yéchiva Or Vishua du Rav Eliahou Zini
La Yéshiva a un impact croissant dans la vie de la communauté. Au niveau toranique, les cours de Torah sont non seulement de haut niveau mais surtout permettent aux ‘Olim (et même aux tsabarim!) de comprendre l’importance, qui ne saurait être exagérée, d’habiter en Israël et le cadre historique de cette nouvelle sortie d’Egypte que notre peuple a la chance de vivre ces cent dernières années.
Au niveau social, je pense que c’est très important d’être inséré dans une vraie communauté à Haïfa, un peu comme nombre d’entre nous l’étaient en France. Ce n’est malheureusement pas partout que cela est le cas en Israël et nous avons cette chance dans le quartier de Névé Sha’anane.
Cette année nous avons eu le plaisir de voir ouvrir dans la Yéshiva la première “Yéshiva Kétana” (c’est-à-dire Yéshiva pour les élèves du secondaire) du Bné ‘Akiva. La première classe (6ème) ouverte comprend quelques 15 élèves dont la plus part sont les enfants de membres de la communauté.
De mon expérience en Start Up au centre de recherche d’IBM Haïfa
Au niveau professionnel, je suis rentré en 1987 dans une start-up à Haïfa dans le domaine des communications et depuis 1990 je travaille au centre de recherche d’IBM à Haïfa. Le domaine du High Tech à Haïfa et dans le nord d’Israël s’est entre temps beaucoup développé aussi bien à Haïfa que dans ses environs (Yokné’am etc.). Faire son alyah à Haïfa et y rester après avoir trouvé un emploi est donc possible !
Vous l’avez compris, HAIFA est bien prête à vous recevoir et n’attend que vous !

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